Comment la charité pousse l’art et la culture dans l’éducation?

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ESIMBI à Kinshasa : comment la charité pousse l’art et la culture dans l’éducation.

L’association ESIMBI est certaine qu’il n’y a jamais eu de meilleur moment pour renforcer les valeurs de l’art et de la culture dans la vie des enfants et des jeunes adultes en RDC. Le système éducatif au Congo ne fait pas assez de choses pour développer les talents de la jeune population congolaise.

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Le monde est dans un état constant de changement; les écoles ont besoins de nouvelles mesures de responsabilisation et ont souvent du mal à atteindre les exigences minimales pour éduquer leurs élèves.

Pour que le Congo avance, nous devons faire les choses différemment. Le capital financier et institutionnel ont été jusqu’à présent les points centraux de l’éducation pour relever les défis de la société.

Peut-être que changer notre façon de voir les choses et adopter une approche plus créative aura un impact social nouveau.

C’est là que l’art et la culture sont nécessaires dans le curriculum congolais.

L’art et la culture nourrissent et stimulent la capacité cognitive à imaginer, et libèrent la créativité et l’innovation. Ils contribuent à un développement du cerveau qui aide à résoudre les problèmes différemment. L’art et la culture sont connus pour briser les barrières, lier les gens à travers les culturelles variées et engager des personnes qui partagent les mêmes valeurs et compétences. Il n’y a pas d’investissement qui rapproche les gens et les pousse à agir plus que l’art et la culture.

Le secteur des arts au Congo est très silencieux et invisible, donc l’éloignement des écoles des matières artistiques est la norme. Il y a eu aussi relativement peu de discussions publiques sur la manière dont les arts et la culture ou l’apprentissage créatif pourraient changer pour jouer un rôle dans le système éducatif congolais.

L’article 31 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant stipule que “Tous les enfants doivent pouvoir participer librement à la vie culturelle et artistique”. Sans offrir un « premier accès » au système scolaire, comment un enfant congolais peut-il participer ? Comprendre et se développer artistiquement ? La réalité est que si le développement de l’art et de la créativité est laissé aux familles et aux instituts informels, l’art et la culture congolaise ne peut pas et ne va pas prospérer.

Que fait ESIMBI?

Concentrer nos efforts sur des stratégies qui favorisent une réelle collaboration en trouvant les meilleurs moyens de tirer parti des partenariats existants.

Contourner ces obstacles là où ils se trouvent et les éliminer en l’absence de croissance ou de progrès.

Identifier les parties prenantes qui doivent se joindre, soutenir et plaider pour des solutions. Nous devons aller au-delà des frontières et trouver les meilleures personnes avec lesquelles nous pouvons travailler et défendre notre cause.

Souvent, nous sommes trop occupés à essayer de réussir les gens mais à la fin, nous n’identifions aucune solution (programmes, structures, politiques, pratiques et modèles financiers) qui pourrait être en dehors de notre zone de confort.

Nous apprenons des autres et de nous-mêmes. Beaucoup de réflexion et de travail vont dans ce que nous faisons et cela se voit dans les résultats que nous obtenons.

Nous savons et comprenons que ce sera difficile et que nous prenons un engagement à long terme. Les défis politiques, les contraintes économiques, les intérêts concurrents, les lacunes prioritaires et les complexités sont autant des défis réels et importants.

En fin de compte, nous devons agir maintenant. Le Congo est instable et l’a été depuis un moment déjà. Nous n’avons pas besoin ou ne voulons pas être une autre étude ou statistique africaine.

C’est le moment de relever des défis importants qui peuvent mener à des réformes et des investissements importants au Congo, mais seulement si nous avons une approche de changement de jeu qui peut transformer le pays.