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Photographe dans l’ame

Journaliste et photographe, Esther Nsapu est basée à Goma en RDC. A travers ses différentes études sur le développement social, l’humanitaire ou encore la santé, elle souhaite informer le monde entier sur les faits qui se déroule dans sa région et et la vie quotidienne des congolais.

Pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

Je suis Esther Nsapu, journaliste photographe basée à Goma, à l’Est de la République démocratique du Congo. C’est depuis 2011 que j’ai commencé à travailler en tant que journaliste locale. Depuis, j’ai évolué dans différentes organisations humanitaires en tant qu’assistante media et dans la presse internationale Jusqu’à ce jour. Souvent je travaille sur des questions liées au développement social, à l’humanitaire, à la santé et à d’autres sujets liés aux conflits entre les communautés. J’informe le monde entier à travers mon compte twitter (@Ensapu1) sur tout ce qui se passe dans ma région et dans mon pays, mais également je raconte mes histoires.

Je photographie la nature, les personnes adultes, les enfants ainsi que les personnes âgées. A travers ces photos, je montre au monde entier comment est la vie des congolais et des congolaises au quotidien. A côté de l’insécurité, des violations des droits humains existent des belles images de la nature, mais également l’ambiance et le sourire congolais souvent visibles sur leurs visages.

Vous voyez vous travailler dans une autre industrie ?

J’aime mon travail de journaliste et je ne me vois pas pour le moment exercer un autre métier que celui-ci.

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Pourriez-vous « évaluer » votre vie ? Faire votre autocritique ?

Je suis un peu réservée parfois.

Quel est le moment le plus difficile que vous ayez eu à surmonter ?

Le moment le plus dur que j’ai eu à surmonter c’est la peur de ne pas réussir.

A l’inverse, le plus beau moment de votre vie ?

Le plus beau moment de ma vie, c’est quand mes projets se sont réalisés.

En tant que Femme, quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées, professionnellement ou personnellement ?

En tant que femme journaliste, les difficultés sont multiples. Pour commencer, l’accès aux sources d’informations, les critiques des personnes qui ne veulent pas me voir avancer dans mon travail, la famille qui m’a demandé un jour d’arrêter d’aller sur le terrain car je ne gagnais rien, des harcèlements par certains hommes (sources d’information) qui demandent à te faire la cour avant de te donner une information.

Certains te traitent de prostituée tout simplement parce que tu as passé que deux trois jours sur le terrain ça, ça nous arrive souvent.

Être Congolaise… Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Je suis fière d’être congolaise. Je suis née et grandi au Congo. Je ne peux pas me plaindre. Dans ma carrière de journaliste, j’ai eu plus d’opportunité tout simplement parce que je suis congolaise.

Travaillez-vous sur un projet spécial en ce moment ?

Pour le moment je suis en train de travailler sur un sujet d’article en rapport avec les homosexuels. Ces personnes sont marginalisées, maltraitées, battues, humiliées et chassées par leurs propres membres de la famille.   Ils vivent en se cachant par peur d’être lapidés. C’est pourquoi, écrire sur ce sujet est important pour contribuer à lutter contre la discrimination.

Et avez-vous des projets planifiés au Congo ? « Si non, pourquoi ? »

J’ai des projets à réaliser dans mon pays. Car en RDC je me sens en sécurité.

Pour finir, qu’avez-vous à dire à une jeune Femme qui souhaite elle aussi travailler dans votre domaine ?

Pour une femme qui veut travailler dans mon domaine, je lui demanderais d’être courageuse, forte et d’avoir un grand cœur. D’être courageuse, car le métier de journaliste n’est pas fait pour des paresseux. D’être prudente et d’avoir confiance en soi.

Comment nos lecteurs peuvent faire pour se connecter avec vous ?

Ils peuvent me contacter via mes réseaux sociaux.

Twitter : @Ensapu1

Instagram :@esthy_nsapu

Facebook: Esther Nsapu

PHOTO CREDITS ESTHER NSAPU, GLOBAL PRESS JOURNAL