Les enjeux du développement des PME, PMI et Start-ups en RDC

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Le 30 Juin 2018 s’est déroulé à Paris un évènement ayant pour thème Investir au coeur de l’Afrique. Ce dernier fut organisé par Congo Millenium Business Club et c’est ainsi que nous avons pu voir tous les progrès économique réalisable ou réaliser en RDC. L’un des modules abordé fut celui sur les enjeux du développement des PME*, PMI** et Start-ups*** dans le pays congolais.

Avec pour intervenants Renato Nsumbu, directeur général de Tendaji Tech de la RDC, Edwige Takassi, directrice générale adjointe Equity Bank RDC, Patrick Busquet, conseiller stratégique KANDINDI/ France, et Moro Mukota, expert-comptable & Conseil fiscal/ Belgique, ces enjeux ne sont presque plus un mystère pour nous.

Il est important de savoir, avant d’aborder sérieusement le sujet, que les PME et PMI contribuent à 40% des aides sociales (tel que la création d’emploi par exemple), un chiffre assez faible comparé à l’échelle mondiale où les PME et PMI contribues à 90% des aides sociales. Mais elles ont tout de même une grande place dans la société congolaise puisqu’elles représentent 80% de l’économie sociale. Mais bon, entrons un peu plus dans le vif du sujet. 

Afin d’avoir des résultats dans les PME, les PMI et Start-ups il nous faut d’abord les créer. Nous pouvons alors nous demander: 

Est-il facile aujourd’hui de créer des entreprises au Congo ?

Beaucoup de nos intervenant ont répondu par l’affirmative, plus particulièrement Renato Nsumbu et Edwige Takassi. Ils sont tous les deux d’accord sur le fait que créer une entreprise est devenue facile au sein de la RDC pour diverses raisons, tout d’abord car il s’agit d’un “effet de mode” (pour reprendre les mots de M. Nsumbu) mais par-dessus tout, beaucoup se lance plus facilement dans l’achat/vente, et donc la création d’entreprise. Cela demande beaucoup moins d’investissement que dans le secteur premier c’est-à-dire l’agriculture.

Mais nous allons plus loin dans cette question avec l’intervention de Patrick Busquet qui pense que la RDC peut se développer de façon considérable en abordant une politique économique différente que celle des Etats-Unis ou même de la France. Selon lui, c’est en favorisant le capitalisme sociale et donc le développement des PME, PMI et Start-ups que le pays pourra exploiter pleinement les richesses dont il dispose afin d’ aider la population vivant dans la pauvreté (environ 70%). “Je suis convaincu de ça” dit-il.

Cependant ce n’est pas tout. A la suite de cette première question nous avons abordé une autre question tout aussi importante et intrigante que la première soulevant de nombreux points à son tour.

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Quel est le portrait du chef d’entreprise ?

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Il est important de savoir que cet effet de mode qu’est la création d’une entreprise s’adresse plus particulièrement aux jeunes au jour d’aujourd’hui. Mais ce n’est pas pour autant que le portrait d’un chef d’entreprise correspondra à un jeune homme ayant tout juste la vingtaine. A nouveau, M. Nsumbu et Mme Takassi se rejoigne sur cet avi. Il n’y a pas de portrait type, robot que ce soit en terme de secteur ou d’âge. Femmes, hommes comme jeunes adultes prennent l’initiative et deviennent des chefs d’entreprise avec le soutien des PME, PMI et Start-ups. Tout cela pour la simple raison que l’enjeux n’est pas le même en Afrique et dans les autres pays, souligne M. Nsumbu. En RDC, il y a un vrai besoin de Start-ups alors que si nous prenons l’exemple de la France, une nouvelle entreprise peut facilement faire faillit en 3 ans, même s’il y a des exceptions ne l’oublions pas.

Avons-nous un système fiscal favorable à l’entreprenariat ?

Selon les dire de M.Busquet, la RDC a une intelligence de créativité exceptionnel mais elle fait face à une contrainte qui est celle de la survie. Puis un point pesant tout de même son poid est soulevé par M. Nsumbu. Il soulève le fait que les entreprises auraient besoin d’un partenariat entre l’Etat et les entrepreneurs afin que les avis fiscaux soient respectés car ces derniers ne le sont pas toujours. Aujourd’hui cet accompagnement est très difficile car “on ne nous fait pas confiance” pour reprendre les mots de M. Nsumbu. Et cette idée sur l’importance d’un accompagnement des entreprises est reprise par M. Mukota.

En fin de compte, le développement des PME, PMI et Start-ups a une place des plus importante au sein du pays africain et d’une façon dont nous même nous n’aurions guère pu l’imaginer.

Article par Lea Papata