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Scandale: 3 crânes africains vendus aux enchères à Bruxelles.

Le 30 novembre dernier, la salle de vente Drouot via l’hôtel de vente Vanderkindere à Bruxelles, a mis sur le marché 3 crânes humains d’origine africaine issus d’une collection coloniale privée.

3 crânes proposés à des prix allant de 750 à 1000€ qui furent plus tard rétirés de la vente après un tollé général issu d’une publication du journaliste Michel Bouffroux de Paris-Match Belgique paru le 29 novembre dernier , qui a eu un impact immediat. Michel Bouffloux enquête depuis 2018 sur les restes humains de l’ère coloniale. Sa publication a donc empêché la vente qui a failli avoir lieu . Ce qui aurait été une grosse indignation!

Lot de 3 crânes humains : un crâne de Bangala anthropophage aux incisives taillés en pointe, un crâne du chef arabe Muini Mohara tué par le sergent Cassart à Augoï le 9 janvier 1892 et décoré d’un bijou frontal , un fragment de crâne collecté (…) dans la province de Mongala par le docteur Louis Laurent le 5 mai 1894 (…) provenance: ancienne collection du docteur Louis Laurent à Namur. ”

Une levée de bouclier fut provoquée en RDC , au sein de sa diaspora ainsi que d’autres pays africains , la maison de vente a directement retiré de la vente ces crânes. Un mot d’excuse a été publié sur le site de la salle de vente qui a décidé de racheter les crânes pour les rendre à la RDC.

Au fait, de très nombreux restes humains précisément plusieurs centaines de crânes humains collectés dans un contexte d’hyperviolence coloniale durant le 19e siècle sont conservés par diverses institutions en Belgique , telles que le Musée de Sciences naturelles à Bruxelles , ou encore l’Université Libre de Bruxelles. Les exactions commises par l’administration coloniale belge entre 1885 et 1908 au Congo sous l’EIC ( Etat indépendant du Congo , propriété privée du roi Léopold II ) furent des actes de cruauté qui ont dévasté une partie de la population de cette colonie ( on parle de 1,5 à 13millions de morts) avec son système colonial du ” Caoutchouc rouge ” et travail forcé exigé comme impôt. Sans oublier les mouvements de résistance autochtones ( Révolte Batetela, Ikele, Pende,…) qui furent sévèrement neutralisés.

Une récente enquête du célèbre quotidien américain , le New York Times suggère qu’en Belgique , au moins 300 têtes africaines ( plus précisément 289 crânes, 12 foetus, 8 squelettes d’Afrique Centrale) se trouvent encore aux mains d’institutions publiques comme chez des privés.

En avril 2019 , le parlement bruxellois a voté une résolution en faveur du rappatriement des restes humains et de la restitution des objects culturels collectés pendant la période coloniale.

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